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Outrage est le manifeste des limites.
Ce présent coup vient attenter aux statuts des choses.
Celui de l’œuvre, celui des écarts, celui du cadre.

Alors,
L’outrage est l’être à la limite.
L’outrage est l’irrésolution généralisée.
L’outrage est l’impossibilité d’être cantonné, les raisons fussent-elles délicates ou morales, et agir sans vergogne.
L’outrage c’est le passage en force, l’espace fut-il trop petit, la porte trop étroite ou résignée, et tenir place.
L’outrage c’est la tension soutenue, l’œil fut-il excédé par les divergences, et dégager les focales.
L’outrage c’est la dépense, la boursoufflure de trop, celle qui arrive.
L’outrage c’est l’attentat à l’espace, la rupture de la circonscription et le débordement sur l’autre.
L’outrage c’est le contre-jour permanent.

Aussi,
De côtoiement en côtoiement, de récit en sujet manquant, ce premier coup d’Outrage vient tester le coefficient de saturation d’un accrochage et jouer de la nature restrictive des lieux, envisager la verticalité comme un possible et tendre au dépassement de chacune des conditions présentes. De la porte aux plafonds, les œuvres outrepassent et imposent un impératif d’excès, irrévérence faite aussi à l’aberration décorative, traitement subit dont elles sont l’objet. L’outrage c’est ici la délectation massive d’une frustration; c’est la joie du dépassement et d’être à la rupture, excessivement. Ce cycle impose à l’œil visiteur une expérience transitive, celle des parjures et des limites, le temps d’un dépassement de plus.

Tendu par sa dévoration propre, le collectionneur comme le commissaire outrepasse toujours l’œuvre et la plie à son désir, rassemblée avec tant d’autres au mépris, presque, de chacune, dans les côtoiements sanglants d’une collection. Et pris de soif, il cingle imperturbable vers l’accomplissement total de cette perspective obsessive.
L’image est plane, le collectionneur est fou.
L’image cherche le flou, l’équivoque, le collectionneur cherche une définition, une résolution.

Un dernier outrage ?
C’est beau.


Le mercredi 15 avril 2015 de 12h à 21h
vernissage de 19h à 21h
sur une invitation du G8 dans le cadre de Jeune prédation
à la galerie Jeune création au 24 rue Berthe à Paris

www.cycle-outrage.tumblr.com

Crédit photographique Benoit Magdeleine

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