Home

201310-1 201310-3
201310-4 201310-5

Qu’il soit verbe ou substantif, ce mot manifeste une indéniable vigueur. Il affirme avec énergie une action offensive. Il engage la figure érotique comme héroïque d’une éternelle jouvence, saccades renouvelées et provocantes. L’instant qu’il captive, c’est le moment d’une acmé, d’une certitude dans le geste. Faire foutre est une mise en œuvre, finalement, envers et contre tout. La question du médium et de son érection décidée devient alors le leitmotiv du mouvement irrévérencieux de produire. Dans un environnement trop plaintif, se diluant dans une passivité paresseuse, il s’agit d’agir. Ces missions s’effectuent dans une simplicité irréductible, avec les moyens d’une grande franchise, immédiats et frontaux, comme un flash. Via l’intensité qu’il vise, Foutre reflète effectivement de près les qualités de la photographie. Mais plutôt que d’aligner les clichés, cette exposition s’infiltre dans les caractéristiques-mêmes du photographique, pour affirmer au mieux les façons dont il capture une image, dresse une forme, assaille le concret.
Ça vient.