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Outre-Foret-Joel-Riff-Mathieu-Buard-Nicolas-Brasseur 201210-2 201210-3 Outre-Foret-Jacques- Julien-Joel-Riff-Mathieu-Buard-Nicolas-Bras

Comme spectateur de l’Outre-Forêt, nous avons invité le parcoureur à trouver sa place, celle de son regard, à définir les points de vue sur et pour les œuvres, à interpréter les médiums et les narrations construites par ces rencontres ; La perspective monofocale, la pluralité des visées autant que le déploiement d’horizons incertains auront dessiné une esthétique de l’outre, du dépassement et d’une qualité de présent. Dans la frontalité et les brumes s’installait l’expérience sensible, le sentiment manifeste d’une embarquée, d’être soit même pris dans le champ des œuvres. Une fois ces seuils franchis, la scène suivante, romantique, celle d’un panorama donnait à chacun le temps d’herboriser les œuvres du regard par des distances nécessaires.

Le temps de la sédentarisation est désormais venu, quitte à passer par quelques établissements provisoires. Le paysage devient territoire, l’horizon se propose tel un lopin aménageable, un espace agraire où s’ordonnent les plantations les plus diverses et où l’ensemble se pense à l’aune d’un plan, d’un schéma rationnel. La mise en culture suppose un résultat : l’Outre-Forêt se déploie et fait alors fructifier ses verticales, sème ce qui a été jadis glané, récolte les fruits de ses débordements. L’orientation initiale est renversée et chacun devient une source qui inonde de son regard les œuvres, les éclaire. De fait, la perspective est assumée, immédiate, profuse. Ce qui relève d’une expérience est alors celle d’un ordre, d’une croissance, d’un champ d’œuvres. Le spectateur stationnaire contemple la nature des productions, domestiquées, et se réjouit du tableau généreux qui sous ses yeux prend la forme aménagée d’un potager, d’une construction aux sillons horizontaux, d’une corne d’abondance. Sous les formes de ce jardin, les œuvres deviennent de potentiels bouquets.

L’ensemble apparaît alors tel un motif décoratif, dont l’importance témoigne du montage comme accord. Les éléments d’édification soutiennent à l’instar de coupes ou de socles les productions et leurs natures. Et ce qui fane, se perd, se désagrège participe de cette vision horticole, tendue entre l’enthousiasme de ce qui croît et de ce qui périt à son tour. Ce quatrième volet décrit la domestication d’une œuvre, et sa mise en bouture dans l’espace ouvert qu’est le lieu de l’exposition. L’élévation et ses limites, dont l’entropie, inéluctable, sont les vecteurs sinon les tuteurs de ce nouvel accrochage.

Cultiver les stations, implanter le fugace.


Du samedi 20 au dimanche 28 octobre 2012
vernissage le samedi 20 octobre 2012 de 18h à 21h
au 6b – 6-10 quai de Seine à Saint-Denis
http://outreforet.wordpress.com/

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